15 days/jours already/déjà (EN/FR)

(edited)

Isolés face à un Tsunami

Le texte français se trouve à la balise « # Français ».

ENGLISH

It has been fifteen days since I last wrote here. Fifteen days of silence. Fifteen days that, for some, may have gone unnoticed, but that, for me, have carried a bitter taste. Sometimes, even when you love words, they can lower your spirits, forcing you to relive your thoughts in order to write them down…

The truth is that our life here has become extremely stressful. Everything has accelerated. Invisible tensions have accumulated until they formed a constant pressure that never leaves us. I wake up in the morning with the feeling that I have already run a marathon. The days follow one another, harsh and too predictable, and I feel my mind being torn apart by a thousand worries.

We feel very isolated. Deeply alone in the face of our responsibilities. Our conversations often revolve around the same questions: how do we hold on? How do we stabilize things? How do we protect what we have left? There is this strange impression of being on a small island beaten by the winds, far from watchful eyes, far from immediate support, and on the horizon, seeing that Tsunami rushing straight toward us…

A very real fear intensifies this discomfort: the fear for our income. The fear of not being able to maintain financial balance. The fear that all the efforts we have made will not be enough. And when the Hive ecosystem continues to decline, when you invest time, energy, creativity into it, you cannot help but feel frustration.

During these fifteen days, I kept searching for solutions. I focused on the essentials. Breathing. Moving forward step by step. Avoiding panic. There were moments of discouragement, yes. Moments when I stared at the screen without knowing what to do.

Writing requires a form of inner availability. An openness. And lately, I have felt closed off, except through my music, which few people listen to. I did not want to write by forcing optimism. I wanted to be honest, and even that backfired; it seems I complain too much, hence the pinned post on my Facebook.

If we “survive” this crisis, and I use that word without excessive dramatization, simply to describe the intensity of what we are living through, then we will come out of it transformed. And if Hive is still there, then we will return. Stronger. Not necessarily materially richer, but more grounded. More aware of the value of each publication, each interaction, each support received. We will return when we feel good in our own skin again, when anxiety has given way to a more stable energy.

Today, I feel the need to share this with you. Not to seek pity, nor to dramatize our situation, but to remain faithful to what I have always wanted to do here: to be real. To also show the backstage, the fragilities, the moments of doubt. Because strength does not mean never wavering. It means continuing despite the obstacles.

I do not know exactly what the coming weeks hold for us, but they feel frightening in our eyes. I cannot promise a date for my return. But if we get through this phase, if we regain a bit of stability and serenity, I will come back with renewed intensity. With deeper gratitude. With creativity strengthened by the trial.

These fifteen days were not empty. They were a crossing.

And I sincerely hope that the other shore exists. Even if we cannot see it yet…


Français

Il y a quinze jours que je n’ai rien écrit ici. Quinze jours de silence. Quinze jours qui, pour certains, passeront peut-être inaperçus, mais qui, pour moi, ont eu un goût amer. Parfois, même lorsque l’on aime les mots, ils peuvent baisser le moral, en ressassant nos pensées pour les écrire...

La vérité, c’est que notre vie ici est devenue extrêmement stressante. Tout s’est accéléré. Les tensions invisibles se sont accumulées jusqu’à former une pression constante, qui ne nous quitte plus. Je me lève le matin avec cette sensation d’avoir déjà couru un marathon. Les journées s’enchaînent, dures, trop prévisibles, et je sens mon esprit se déchirer entre mille inquiétudes.

Nous nous sentons très isolés. Profondément seuls face à nos responsabilités. Les discussions tournent souvent autour des mêmes sujets : comment tenir ? Comment stabiliser les choses ? Comment protéger ce qu'il nous reste ? Il y a cette impression étrange d’être sur une petite île battue par les vents, loin des regards, loin des soutiens immédiats, et de voir à l'horizon ce Tsunami qui fonce sur nous...

Une peur concrète intensifie le malaise : celle pour nos revenus. La peur de ne pas réussir à maintenir l’équilibre financier. La peur que les efforts fournis ne suffisent pas. Et quand l'écosystème de Hive continue de chuter, quand on y investit du temps, de l’énergie, de la créativité, on ne peut pas s’empêcher de ressentir de la frustration.

Pendant ces 15 jours, j'ai continué à chercher des solutions. Je me suis concentré sur l’essentiel. Respirer. Avancer pas à pas. Éviter de céder à la panique. Il y a eu des moments de découragement, oui. Des instants où j’ai regardé l’écran sans savoir quoi faire.

Écrire demande une forme de disponibilité intérieure. Une ouverture. Or ces derniers temps, je me suis senti refermé, sauf pour ma musique, mais que peu écoutent.e ne voulais pas écrire en forçant l’optimisme. Je voulais être honnête, et même cela m'est tombé dessus, il parait que je me plains trop, d'où le post figé sur mon Facebook.

Si nous “survivons” à cette crise, et j’emploie ce mot sans dramatisation excessive, simplement pour décrire l’intensité de ce que nous vivons, alors nous en sortirons transformés. Et si Hive est toujours là, alors nous reviendrons. Plus forts. Pas forcément plus riches matériellement, mais plus ancrés. Plus conscients de la valeur de chaque publication, de chaque interaction, de chaque soutien reçu. Nous reviendrons lorsque nous serons à nouveau bien dans notre peau, lorsque l’angoisse aura laissé place à une énergie plus stable.

Aujourd’hui, je ressens le besoin de partager cela avec vous. Non pas pour susciter la pitié, ni pour dramatiser notre situation, mais pour rester fidèle à ce que j’ai toujours voulu faire ici : être vrai. Montrer aussi les coulisses, les fragilités, les moments de doute. Parce que la force ne consiste pas à ne jamais vaciller. Elle consiste à continuer malgré les obstacles.

Je ne sais pas exactement ce que les prochaines semaines nous réservent, mais elles sont effrayantes à nos yeux. Je ne peux pas promettre une date pour le retour. Mais si nous passons ce cap, si nous retrouvons un peu de stabilité et de sérénité, je reviendrai avec une intensité nouvelle. Avec une gratitude plus profonde. Avec une créativité nourrie par l’épreuve.

Ces quinze jours n’étaient pas un vide. Ils étaient une traversée.
Et j’espère sincèrement que l’autre rive existe. Même si on ne la voit pas encore...


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Ithara Gaïan
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2 comments

Nous sommes le dernier jour du mois, notre situation va changer et nous décidons que ce sera pour un mieux.
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